L’imagerie mentale, c’est quoi ?

On évoque l’imagerie mentale ou encore la visualisation lorsqu’une personne va se représenter mentalement une situation.

En effet, les 5 sens peuvent être sollicités même si régulièrement la vue, l’audition et la kinesthésie (le toucher, les sensations de déplacement…) sont les 3 plus utilisés. Il est donc important de bien comprendre que derrière le terme d’imagerie mentale ou de visualisation, nous ne cherchons pas à travailler « que » sur la vision.

La relation entre l’imagerie mentale et la technique ?

La technique consiste à être capable de prendre la bonne décision et d’avoir la bonne exécution motrice par rapport au contexte qui nous entoure.

Elle se décompose en 3 temps brefs :

– La perception : quelque soit votre sport, vous tenez toujours compte de votre environnement : placements des partenaires, adversaires, vitesse du ballon, … 

– La décision : par rapport aux éléments retenus de la première étape, vous allez décider de l’action que vous voulez réaliser.

– L’exécution : elle est le résultat des deux premières étapes et de vos capacités physiques.

Pour progresser techniquement, il est donc nécessaire de s’entrainer à fluidifier ces trois étapes. Les deux premières sont uniquement mentales !

Les neurosciences ont montré que le fait de réaliser une action motrice ou d’imaginer la réaliser activait le cerveau de la même façon. Autrement dit, notre cerveau ne fait pas la différence entre ce que l’on réalise et ce que l’on imagine réaliser. C’est un axe de travail très intéressant pour les sportifs et entraineurs. Car en plus de rendre l’athlète plus performant, l’imagerie mentale n’est pas un facteur de blessures, comme peut l’être la répétition excessive d’un même geste, parfois à intensité maximale.

Vous trouverez une illustration d’un travail d’imagerie avec un des sportifs SBT, Raphaël DAUPHINOT, pilote 450 MX. Sur cet atelier, nous visualisons et nous répétons le circuit de Raphaël.